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LES VACANCES DU PRÉSIDENT ON S’EN MOQUE

ven 01/09/2017

Au fort de Brégançon ou dans la résidence d’un préfet. Peu importe le lieu. À trotter sur une allée avec un T-shirt de l’OM ou à afficher son sens du dribble. On se moque des vacances et des loisirs du président. Qu’Emmanuel Macron remercie publiquement les Marseillais de leur accueil, comme nous le faisons aussi, plus modestement, avec notre hôte quand nous rendons les clés d’une location, est d’une banalité certaine. Tout cela ne mérite ni Une, ni déballage de grands formats. Et le débat sur la communication maitrisée et les photos interdites sonne creux, comme si la liberté de la presse se jouait sur quelques clichés volés d’un puissant en tenue décontractée à une encablure de la Cannebière…

De tout cela, il n’y a rien à retenir.
Que la césure estivale du journalisme s’arrête là. Que les claviers et les objectifs aillent à l’essentiel, là où est la vie des Français. L’Élysée s’arroge le choix des photos élyséennes ? On s’en moque. Il ne tient qu’à nous de tendre au Palais le miroir de la vraie France. Ces mots et ces photos-là ne sont sous le contrôle de personne sinon, par défaut, de notre propre inconséquence… ou de notre paresse, ce qui revient au même.Rien n’empêche les journalistes d’aller là où les circonstances les convoquent, parfois au coin de la rue, et de décliner l’invitation qui est faite ailleurs de « précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses ». Rien ne les empêche de se consacrer à un double mouvement – horizontal pour coller au plus près au sujet, à hauteur d’homme – vertical, en se donnant le temps nécessaire à une exploration en profondeur, avant une mise en perspective.
À la manière d’Albert Londres cité plus haut. Et pour dire que les nouvelles technologies, les réseaux sociaux et la communication en temps réel n’ont rien changé à cela, sinon que notre anonyme voisin est devenu derrière son ordinateur ou son smartphone un aiguillon aussi important que les officiels experts de la communication.  Et qu’il faut garder la maîtrise du timing.Les enjeux sont restés les mêmes, tels qu’ils ont été énoncés par l’inventeur du reportage moderne, en 1929, dans une profession de foi souvent citée, en préface à « Terre d’Ebène » : « Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».

Christian BACH
Président du Club de la presse Strasbourg Europe

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Christian Bach animera la rencontre avec Michel Serres
pour l’ouverture des Bibliothèques idéales

jeudi 7 septembre à 16h30 à l’Opéra National du Rhin, place Broglie à Strasbourg
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