Le Club de la presse Strasbourg Europe compte aujourd’hui près de 600 membres, représentant au moins dix nationalités. De la Grèce à l’Irlande, en passant par la Pologne, la Finlande ou encore l’Italie. Mais aussi la Grande Bretagne, la Turquie et le Maroc. Cette diversité fait la richesse de notre réseau.

À travers une série de portraits pour mettre en lumière la diversité des membres du Club à l’échelle transfrontalière, mais aussi les media de leur pays, nous vous emmenons à la rencontre de celles et ceux, qui font rayonner le Club en Allemagne, en Suisse, en Belgique et au Luxembourg :

 

Portrait 6
Andrew Cutting
Conseil de l’Europe – Bureau de Bruxelles
andrew.cutting@coe.int

 

Pouvez-vous vous présenter brièvement et nous résumer votre parcours ? 

Je suis conseiller en médias et communication au Conseil de l’Europe, à Bruxelles.
J’ai grandi au Royaume-Uni, où j’ai suivi des études européennes jusqu’au niveau du master avant de travailler comme attaché de presse pour un député européen britannique. J’ai rejoint le Conseil de l’Europe en 2003.
En 2008, j’ai quitté Strasbourg pour l’Italie, où j’ai travaillé pour une agence de l’Union européenne pendant deux ans avant d’intégrer le bureau bruxellois du Conseil de l’Europe en 2010.


Qu’est-ce qui vous a amené à franchir la frontière vers la Belgique ? 

J’étais enthousiaste à l’idée de travailler pour le Conseil de l’Europe dans la capitale européenne des relations avec les médias, et bon nombre de mes collègues avec lesquels je travaillais en Italie avaient eu des expériences positives en vivant et en travaillant à Bruxelles et dans ses environs.

Quel est votre rôle exact aujourd’hui ? 

Je suis le premier interlocuteur du Conseil de l’Europe pour les médias internationaux présents à Bruxelles (dont la plupart sont bien sûr là avant tout pour couvrir l’Union européenne et l’OTAN !). Je travaille en étroite collaboration avec mes collègues du service des médias à Strasbourg et dans l’ensemble du Conseil de l’Europe, ainsi qu’à la Cour européenne des droits de l’homme.
Les relations avec les médias constituent l’axe principal de mon travail, mais je m’occupe également de communication de manière plus générale : je produis régulièrement du contenu pour le site web et les réseaux sociaux du Conseil de l’Europe, et j’organise et participe à des événements au siège du Conseil de l’Europe et ailleurs à Bruxelles.

Quelle est la langue de travail au quotidien ?

Environ 90 % de mon travail quotidien se déroule en anglais, mais j’utilise aussi souvent le français, notamment lorsque je m’adresse à des collègues basés à Strasbourg, ainsi qu’un peu d’italien et le néerlandais que j’ai appris en vivant en Flandre.

Pensez-vous que votre double(QUADRUPLE) culture est un avantage dans votre travail ?

Sans aucun doute, oui. Sur le plan culturel, je me considère à la fois comme profondément britannique et résolument européen, ce qui m’apporte des perspectives différentes sur les questions auxquelles je suis confronté au quotidien. Je trouve extrêmement intéressant et enrichissant de vivre et de travailler dans un environnement multinational et multiculturel.

Y a-t-il une habitude dans le travail de vos collègues d’autres pays qui vous a surpris au début ? 

Quand j’ai commencé à travailler à Strasbourg, j’ai été surpris par la durée des pauses déjeuner ! Les Britanniques ont souvent tendance à manger un sandwich à leur bureau…

Quel media regardez-vous en premier au réveil ?

Le matin, en me rendant au travail à vélo à travers la forêt de Soignes, j’écoute BBC Radio 5 Live. C’est un mélange décontracté d’actualités et de sport, qui me permet de me tenir au courant des principaux événements de la journée, mais aussi de découvrir les dernières nouvelles du football et, de temps en temps, quelques informations sur la culture populaire !

Pouvez-vous nous recommandez des nouveaux media belges ?

Ma connaissance du paysage des nouveaux médias en Belgique est assez limitée, mais je trouve que les deux chaînes de service public – la VRT en néerlandais et la RTBF en français – font du bon travail et produisent beaucoup de contenus intéressants, notamment des podcasts, etc. En ce qui concerne la presse écrite, De Standaard et Le Soir seraient sans doute mes journaux de prédilection.

Comment jugez-vous la différence de traitement des informations du Conseil de l’Europe par les media des différents pays présents à Bruxelles ?

D’une manière générale, il est plus facile pour le Conseil de l’Europe d’attirer l’attention des journalistes issus de pays non membres de l’UE que de ceux issus de pays membres. Cela dit, le Conseil de l’Europe produit beaucoup de contenus spécifiques à chaque pays – notamment des rapports de suivi, des avis de la Commission de Venise et des arrêts de la Cour – ce que ne fait pas l’UE. Ces documents présentent un intérêt particulier pour les journalistes basés à Bruxelles et originaires des pays concernés, qui rendent compte de nos travaux avec une grande précision, étant donné qu’ils ont généralement une bonne compréhension de l’architecture institutionnelle européenne et de la manière dont tout cela s’articule. Je passe également beaucoup de temps à traiter avec les médias basés au Royaume-Uni – mais là, c’est une toute autre histoire !

Quel message adresseriez-vous à une personne qui souhaite travailler en Belgique aujourd’hui ?

Foncez ! Même si la situation est assez compliquée sur les plans politique, culturel et linguistique, la Belgique regorge d’agréables surprises et c’est un endroit où il fait bon vivre. Les frites, la bière, les gaufres et le chocolat sont tous excellents, le temps se réchauffe (mais devient encore plus pluvieux) et même l’équipe de foot s’en sort plutôt bien ces dernières années…

 

Tous les articles de la série Membres frontaliers
06/07 Sandra Schmidt, Allemagne
15/07 Véronique Barondeau, Allemagne
24/08 Aude Forestier, Luxembourg
31/08 Thibaut Mochel, Suisse
07/09 Elphège Tignel, Allemagne
14/09 Andrew Cutting, Belgique

X