À l’occasion du 125ᵉ anniversaire de la loi de 1901, Le 1 hebdo consacre un numéro spécial aux rôles et mutations des 1,5 million d’associations en France. En Alsace, bien que les associations dépendent du droit local, ses observations les concernent aussi.

Le Club de la presse Strasbourg Europe est une association créée en 1978, il fêtera prochainement son 50e anniversaire.

Avec 13 millions de bénévoles et 1,8 million de salarié.e.s, le tissu associatif est le premier réseau de solidarité, de culture et de sport. C’est un pilier de la cohésion et de la démocratie.

L’action associative pallie aussi le désengagement des services publics tout en servant de laboratoire d’innovation sociale.

La publication analyse les tensions actuelles :

  • Fragilisation des financements : le passage d’un modèle de subventions publiques pérennes à une logique de commandes publiques et d’appels d’offres qui met sous tension les petites et moyennes structures.
  • Les débats autour des nouvelles exigences administratives (l’application du Contrat d’engagement républicain) et les inquiétudes quant à l’autonomie et la liberté d’expression des associations face aux pouvoirs publics.

Si le bénévolat traditionnel s’essouffle, l’engagement ponctuel pour des causes précises connaît un fort regain. Et, avec l’essor de l’ESS, la frontière entre militantisme et entreprenariat social se transforme, attirant de jeunes professionnels.

Pour Gérald Bronner, sociologue, interviewé par Le 1, l’engagement associatif, réseau entre les citoyens et le réel, est le lieu idéal pour prendre en compte l’intérêt général.

Enfin, le numéro revient sur l’esprit de la loi de 1901, et met en avant le projet de loi de simplification de la vie associative de Boris Tavernier : baisse des charges sur les salaires, moins de taxes, zéro TVA. « Alors que des dizaines de milliards d’euros de cadeaux fiscaux et d’aides publiques sont accordées aux grandes entreprises sans la moindre contrepartie, sans la moindre conditionnalité, pour une micro-subvention les associations sont, elles, sommées de produire des rapports qui ne seront jamais lus, imaginer des indicateurs d’impacts déconnectés des réalités du terrain, faire du reporting, remonter des chiffres qui ne veulent rien dire, justifier du caractère “innovant” de leur action ou produire des “livrables” que personne n’attend. » B. Tavernier sur sa page LinkedIn.

A Isabelle Giordano de la Fondation BNP Paribas – partenaire de ce numéro spécial de conclure « chacun doit assurer la visibilité et la stabilité financière des associations qui ont fait la preuve de leur rôle essentiel en matière de lien social et de rempart républicain contre tous les extrêmes ».

PS : Dans ce numéro, le verso entier de la publication propose un Panorama solidaire et met en avant de nombreuses associations.

Le 1 Hebdo
Comment les associations réinventent la France
Avec Ashoka et la Fondation BNP Paribas
© extrait de la une du 1 Hebdo réalisée par Mathieu Persan

Anka Wessang

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