L’IA est-ce la solution ; elle travaille, nous libère du temps pour lire, écrire, dessiner, voir, jouer, visiter …. ou bien est-ce une nouvelle charge mentale qui vient s’ajouter à toutes celles déjà bien ancrées ?

L’IA c’est l’ère du triptyque standardisation, reproduction, répétition. Soit l’exacte opposée de ce qu’est, pour moi, la communication : le sur-mesure.

A chaque jour sa tâche. Oui. Mais jamais la même.
C’est sur cette promesse que j’ai fait mon orientation scolaire et professionnelle.

Innover, adapter, ajuster, oser, surprendre ; tout ce que ce l’IA, machine qui enregistre, compile puis agrège pour générer une réponse à une instruction, ne fait pas. Utiliser l’IA c’est renoncer à mon libre arbitre, ma créativité, à mes erreurs aussi.

Me confronter à la page blanche, ne pas être satisfait de ma mise en page, refaire encore et encore un cadrage pour essayer de proposer autre chose, me bousculer ; oui c’est chronophage, mais pas plus que de batailler des heures avec un « prompt » (ironique, non ?) pour que la machine fasse à ma place.

Alors non, je ne suis pas contre le progrès, mais un progrès qui m’aide concrètement, pas un nouveau boulet à trainer.

En ces temps de quête de sens et de révolutions technologiques annoncées, je me rappelle les mots de François de Closets :

« La technique a fait ce qu’elle pouvait pour nous faciliter la vie. Mais les robots sont incompétents en matière de sentiments. » in Le bonheur en plus – 1974.

Jean Fischer
Chargé de communication
CESER Grand Est
Jean.FISCHER@grandest.fr

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