Mécénat : et si le plus bel actif n’était pas dans le bilan comptable ?

C’est ce que la Fondation de France Grand Est et le CIC Est (membres du Club) ont démontré lors des premières Rencontres de l’innovation sociétale 2026.

Dans un monde en perpétuelle mutation, la posture du chef d’entreprise évolue. On ne lui demande plus seulement de gérer des flux financiers, mais d’avoir une connaissance systémique des enjeux de son époque. Aujourd’hui, être un « véritable leader », c’est être un porteur de valeurs capable d’inscrire son action dans la durée.
C’est ici que la création d’une fondation d’entreprise prend tout son sens. Loin d’être un simple outil de communication, elle devient un pilier stratégique. Dixit Matthieu HORNET Comex40 du Medef

Réunis en table ronde exceptionnelle Patricia JUNG-SINGH Fondation Terra Symbiosis, Anne Leitzgen Fondation Antonia & Karl, Christophe Salmon Fondation du Crédit Mutuel Alliance fédérale et Ivan Steyert Socomec Group et Imagin’Act (Sarah SALIER) ont partagé les raisons qui les ont menées à créer leurs fondations, leurs ambitions, et leurs modèles.

En bref :

Donner du sens pour engager : la fondation est un puissant levier de fierté collective. En soutenant des projets (parfois portés par les collaborateurs eux-mêmes), l’entreprise booste la fidélisation et l’engagement interne.

Devenir un acteur du territoire : contribuer à la vitalité locale, c’est reconnaître le travail formidable des associations de terrain et de leurs bénévoles. C’est passer du rôle de simple « employeur » à celui de « contributeur » actif.

Un récit plus positif : créer une fondation, c’est proposer une nouvelle narration pour l’entreprise. C’est choisir d’agir là où les financements publics se retirent, en prenant le relais pour soutenir l’intérêt général.

Et dans le cas particulier des entreprises familiales où les membres ne partagent pas toujours le même quotidien opérationnel, la fondation offre un espace neutre pour réunir les générations, incarner l’éthique familiale et anticiper la suite.

Il a aussi été rappelé que le mécénat peut prendre 3 formes : mécénat financier, mécénat de compétence (bravo Passe Muraille pour votre engagement pour cet événement) et mécénat en nature.

Dans toutes les configurations, l’ancrage stratégique est la clé du succès
Pour que le mécénat soit efficace, il ne doit pas être déconnecté de l’activité. Il doit nourrir les engagements profonds de l’entreprise et s’ancrer dans sa stratégie globale. Il s’agit d’une volonté d’agir sur le long terme, avec humilité et admiration pour ceux qui œuvrent sur le terrain.

Pour résumer, la fondation n’est pas une dépense, c’est un investissement dans l’utilité sociale et la pérennité de la culture d’entreprise.

Anka Wessang

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