Une classe. Deux journalistes. Six ou douze heures. Cette année, le dispositif “un journaliste dans la classe” propose deux options aux enseignants souhaitant accueillir un binôme de journalistes dans leur classe. Si les six heures d’intervention menées l’année scolaire passée suffisent pour transmettre les bases du fonctionnement de notre métier, en matière de traitement et de vérification de l’information notamment, le double d’heures permettra d’impliquer les élèves dans un projet valorisant : les mettre dans la peau d’un journaliste. 

Mener ce projet les rendra encore plus attentifs aux savoirs et curieux des savoirs-faire nécessaires pour pouvoir produire du contenu avec rigueur. Selon les spécialités des binômes et les projets des classes portés par les enseignants, l’idée est de pouvoir faire preuve de souplesse. 

S’adapter, les journalistes qui sont intervenus en classe l’ont déjà tous fait. C’est sans doute l’autre enseignement important de l’année scolaire passée. En fonction de ses compétences et spécificités, chaque binôme a, en effet, adapté, modifié, enrichi et transformé les contenus des modules communs élaborés au sein du Club. Les interventions ont été aussi riches que les niveaux et territoires d’interventions étaient variés. Avec leur pratique de la plume, de la caméra ou du son, 5 binômes sont partis à la rencontre de 5 classes de la 4e à la 1ère générale, en passant par des 2ndes préparant un bac professionnel. De Seppois-le-Bas à Wissembourg, ces duo éphémères ont pu observer combien mettre les élèves en activité les motive et les amène à se poser des tas de questions. 

Trois séances de deux heures, c’est une petite contribution au regard du travail important que la plupart des professeurs inscrits dans ce dispositif mènent par ailleurs. Mais d’après eux – et les intervenants l’ont tous éprouvé – avoir « un journaliste (et même 2 !) dans la classe » est très utile. Voire même agréable. Ce qui n’est pas rien pour une première rencontre entre de jeunes gens et ceux qui incarnent une profession aussi attractive que mal aimée. 

Alors, si j’osais, chers confrères et chères consoeurs, je vous inviterais volontiers à informer les personnels de direction et enseignants qui vous lisent, regardent ou écoutent, de l’existence de notre dispositif désormais enrichi d’une formule longue que nous espérons expérimenter au cours de la saison 2022-2023. Les modules proposés seront accessibles prochainement aux enseignants dans un espace dédié sur le site du Pass Culture  https://pass.culture.fr/espace-professeurs/

Isabelle Maradan
Journaliste
Chut! Magazine – Le Monde – Phosphore
imaradan@gmail.com

 

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